image-poème
manifeste du pixel

Comment coder la nostalgie, l'humour ?
Comment écrire la poésie aujourd'hui
et sa persistance à l'ère du tout-numérique?

J’ai volé… oui, j’ai volé, je l’avoue j’ai volé des images sur Internet. Et je m’en excuse. J’ai bien cherché les auteurs… sans grand succès, et sans trop d’effort, il faut bien l’avouer. A tort mais tant pis, j’ai eu hâte de leur donner une légende où une clé qui en dévoile tout le mystère. En y ajoutant le nôtre, celui d’un passager sur l’embarcation Terre. Des images associées le plus souvent à une forme d’écriture… « presque » automatique.
LE JARDINIER
DE L'EGO


Toi tu te souviens, moi je me trouble
Je suis un traîne-bitume / Un traîne café-nuit / La tête de vent / En poupe la biture/ Je coiffe de mes crocs blancs les lunes incendiées.



La conscience tragique ce n’est pas lorsqu’on a perdu toutes ses illusions, mais lorsqu’il ne nous est plus permis de concevoir le monde autrement que comme une illusion.

Là où l’infinitésimal donne du relief à l’immensité / Perdre la mémoire c’est gagner l’illusion du monde.
La perception disparaît dès que la pensée la touche.


Le désert c’est du sang. Le sable qui brûle les poumons. Le désert c’est la plaie de la terre mise à mort. Et les ibis ?... Leur cri est un tissu rouge déchiré dans le ciel.

J...
J’ai vu
L’Œil
De…
Et cette spirale infernale qui depuis ne me quitte pas
Dans mon voyage, les églises glissent toujours sous la neige.


Il est vrai que je ne sais plus où vivre…
Dans cette demeure ?
Avouez-le, un peu macabre.
Tout est vertige ; des sensations qui me traversent.

Mes maisons sont d’ores et déjà dans l’eau de mes rêves
Promenade
presque bleue



Dans une lumière parfois aveuglante
